RDC : des employés arrêtés lors des perquisitions chez Joseph Kabila

Les perquisitions menées dans les propriétés de l’ancien président Joseph Kabila, ce 18 avril 2025, ont conduit à une vague d’arrestations, plaçant cette affaire au cœur de l’actualité sécuritaire et politique en République démocratique du Congo.

Selon des sources proches de la famille, les services de sécurité ont investi la ferme de Kingakati, à l’est de Kinshasa, à la recherche présumée de matériels militaires. Mais au-delà des fouilles, l’opération s’est traduite par l’interpellation d’une quarantaine de personnes.

Parmi les personnes arrêtées figurent des employés du site, notamment les jardiniers Diana Pemba et Patrick Ndiangana, Blaise Makiese, Andy Nzolatima. Tous ont été conduits à la prison de Ndolo, selon des témoignages recueillis auprès de leurs proches.

Ces derniers dénoncent des arrestations arbitraires. « Ils sont soupçonnés de travailler en connivence avec les rebelles alors qu’il n’en est rien », affirme une source familiale sous anonymat. D’autres reconnaissent néanmoins « la plupart parmi eux recevaient des formations militaires chaque soir, mais ça n’a rien avoir avec un groupe rebelle ».

Kabila prepare-t-il une insurrection ?

Ces interpellations interviennent dans un climat de forte tension entre l’ancien chef de l’État et l’actuel président Félix Tshisekedi. Ce dernier accuse son prédécesseur de préparer « une insurrection » en lien avec des groupes armés actifs dans l’est du pays.

La situation sécuritaire reste en effet préoccupante, avec l’avancée du mouvement rebelle M23 dans des villes stratégiques comme Goma et Bukavu.

L’annonce récente du retour de Joseph Kabila dans la partie orientale du pays, qu’il justifie par un « péril », renforce les soupçons des autorités. Dans ce contexte, les arrestations opérées à Kingakati apparaissent comme un tournant, faisant de simples employés les premières victimes visibles d’une crise politique et sécuritaire plus large.

Rédaction

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