Kinshasa : Terre Jaune, la route qui a réveillé tout un quartier

La route Terre Jaune, dans la capitale RD-Congolaise, construite il y a près de cinq ans, a profondément transformé le paysage du quartier Mpasa, situé à seulement 2 km de l’aéroport international de N’Djili. Ce projet, soutenu par le député national Auguy Kalonji, a été un véritable plaidoyer pour le développement de la commune de N’Sele, à l’est de Kinshasa. Longtemps attendue, cette infrastructure a non seulement amélioré l’accessibilité, mais a également engendré un développement économique et social significatif.

Avant la construction de la route, Terre Jaune représentait un défi majeur pour ses usagers. Les véhicules étaient rares, et les motos peinaient à circuler sur un sol instable et sablonneux. Les piétons, quant à eux, faisaient face à des conditions pénibles, s’enfonçant dans le sable à chaque pas. Cette situation limitait considérablement les échanges commerciaux et l’accès aux services de base.

Transport : accessibilité et mobilité

L’inauguration de la route Terre Jaune a marqué un tournant pour les habitants de Mpasa. Désormais, les véhicules circulent librement, et les motos à deux pneus ont été rejointes par des motos à trois pneus, facilitant encore plus le transport. Cette amélioration de la mobilité a permis aux habitants de se déplacer plus facilement, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles opportunités économiques.

La route a agi comme un véritable catalyseur pour le commerce local. De nombreux établissements ont vu le jour, notamment :

  • Hôtels et Bars : Des lieux de détente qui attirent à la fois les habitants et les visiteurs.
  • Gargotes et Malewas : Des points de restauration offrant une variété de plats locaux.
  • Vendeurs de Vêtements et d’Aliments : Des commerces répondant aux besoins quotidiens des résidents.

Une source de problème en même temps

Cependant, cette croissance rapide n’est pas sans défis. La route Terre Jaune est devenue un point chaud, entraînant des embouteillages non seulement sur son axe mais aussi sur le boulevard Lumumba, et un niveau de bruit sans précédent. Les conditions de circulation, bien qu’améliorées, posent maintenant des problèmes de congestion, un phénomène qui n’avait jamais été observé auparavant dans ce coin.

Et encore, la propriété de la route semble être reléguée aux oubliettes. Comme à Pascal, les vendeurs s’approchent de la route pour exposer leurs marchandises, ce qui réduit la circulation fluide et met en danger leur propre sécurité. De plus, les déchets s’accumulent dans les caniveaux et sur la route, créant un environnement peu propice au développement durable.

Les sons de la musique et les cris des vendeurs ambulants sont désormais omniprésents, créant une atmosphère vivante mais parfois chaotique. Les habitants s’adaptent à ces nouvelles dynamiques, jonglant entre les avantages d’une route développée et les inconvénients d’une urbanisation rapide.

La route, construite dans le cadre du projet « Tshileju », a indéniablement apporté des changements profonds à Terre Jaune. Là où il y avait autrefois des difficultés, il y a maintenant des opportunités. Cependant, il est essentiel que les autorités locales et les communautés travaillent ensemble pour gérer les défis associés à cette croissance. En fin de compte, la route est un symbole du développement, prouvant que là où passe la route, passe le développement.

Mulebourg

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