RDC : la DSDP exige la libération de Divine Mwaluke Kandolo arrêtée à Kinshasa en plein exercice de son travail
La Dynamique Sociale pour le Développement et la Paix (DSDP) a exprimé sa vive indignation après l’arrestation de Mwaluke Kandolo, journaliste et cadre de l’organisation chargée des finances et de la communication.
Selon cette structure citoyenne, l’interpellation est intervenue le 24 mars 2026 à Kinshasa, alors que la journaliste couvrait une manifestation de l’opposition dans le cadre de ses activités professionnelles.
Dans un communiqué, la DSDP dénonce une arrestation « brutale » qu’elle considère comme une atteinte grave à la liberté de la presse ainsi qu’aux droits fondamentaux garantis par la Constitution de la République démocratique du Congo et les instruments juridiques internationaux.
L’organisation qualifie cette interpellation de mesure « arbitraire », allant jusqu’à l’assimiler à un enlèvement. Elle alerte également sur un climat politique qu’elle juge préoccupant, marqué, selon elle, par « la répression des voix critiques » et un recul de l’État de droit.
Face à cette situation, la DSDP condamne fermement cette arrestation et exige la libération immédiate et sans condition de Mwaluke Kandolo. Elle appelle également les autorités congolaises à garantir la sécurité des journalistes et des acteurs de la société civile dans l’exercice de leurs fonctions.
La structure invite par ailleurs la communauté nationale et internationale à se mobiliser face à ce qu’elle considère comme de graves dérives sécuritaires et politiques.
De leur côté, les responsables du média en ligne Authentik.cd ont affirmé être sans nouvelles de leur collègue Mwaluke Kandolo depuis le 24 mars 2026. Selon le média, la journaliste s’était rendue au rond-point Ngaba pour couvrir, comme à l’accoutumée, une manifestation des jeunes de l’opposition de la plateforme Lamuka.
D’après plusieurs informations recoupées, l’activiste et journaliste ferait actuellement l’objet de recherches engagées par les services de justice. Toutefois, ses confrères affirment qu’aucune convocation ne lui aurait été adressée « en bonne et due forme ».
Cette situation suscite de vives inquiétudes au sein de la corporation journalistique et des organisations de défense de la liberté de la presse. Certaines structures, notamment l’Association congolaise des professionnels de la presse en ligne et écrite au féminin, ont déjà dénoncé des pratiques qu’elles estiment contraires aux principes démocratiques et à la liberté d’informer.



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