Madagascar : un homme condamné à la castration chirurgicale pour avoir violé une fille de 6 ans
À Antananarivo, la cour criminelle ordinaire a condamné, 10 juillet 2025, Da-Willy, 24 ans, à la castration chirurgicale et aux travaux forcés à perpétuité. L’homme a été reconnu coupable du viol et de la tentative de meurtre d’une fillette de 6 ans, à Imerintsiatosika, à une trentaine de kilomètres de la capitale.
Les faits remontent à mars 2024. Employé sur une ligne de taxi-brousse, Da-Willy aurait attiré l’enfant chez lui, avant de la frapper, la violer, de l’étrangler, puis de la brûler avec des mégots. L’affaire, très médiatisée, avait choqué l’opinion publique et ravivé les débats autour de la castration comme peine pour les crimes sexuels graves.
Depuis que la Haute Cour constitutionnelle a validé la loi autorisant la castration chirurgicale en cas de viol sur mineur, cette condamnation devient l’une des premières du genre à Madagascar. Les médecins, pourtant requis par le ministère de la Santé pour exécuter l’intervention, sont divisés. Une partie du corps médical refuse toujours d’y participer, invoquant l’éthique professionnelle.
Certaines voix de la société civile dénoncent une forme de « torture », notamment l’Église catholique malgache qui, dans un communiqué de 2024, s’est opposée à cette peine. Mais pour le ministère de la Justice, cette sanction extrême doit servir d’exemple. « Pas de pitié », a réagi une source officielle.
Aucune date n’a encore été fixée pour l’opération.
Ben Tshokuta



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