Les États-Unis de Trump interdisent l’accès aux congolais et 11 autres nationalités

Le président américain Donald Trump a signé, mercredi 4 juin 2025, un décret interdisant l’entrée aux États-Unis aux ressortissants de douze pays, invoquant des préoccupations de sécurité nationale. Cette mesure, qui entrera en vigueur le 9 juin, concerne notamment l’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen.

Cette décision fait suite à une attaque survenue à Boulder, dans le Colorado, où un homme a lancé des engins incendiaires sur des participants à une marche, blessant plusieurs personnes. Selon la Maison-Blanche, l’auteur présumé de l’attaque était présent illégalement sur le territoire américain. Bien que l’Égypte, pays d’origine de l’assaillant, ne figure pas sur la liste des pays concernés, le président Trump a justifié cette interdiction en déclarant : « Nous ne laisserons pas ce qui s’est passé en Europe se produire en Amérique ».

Des exceptions sont prévues pour certains détenteurs de visas, les résidents permanents et les personnes dont le voyage sert l’intérêt national. Cependant, la mesure a suscité des critiques, certains y voyant une discrimination ciblée, notamment envers des pays africains à majorité musulmane. Cette interdiction rappelle le « Muslim Ban » instauré par Trump lors de son premier mandat, qui avait été partiellement annulé par son successeur Joe Biden en 2021.

Le décret présidentiel stipule que cette interdiction restera en vigueur jusqu’à ce que les pays concernés améliorent leurs systèmes de vérification et de coopération en matière de sécurité. En attendant, les ressortissants de ces nations se voient refuser l’entrée aux États-Unis, sauf exceptions spécifiques.

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