Ouganda : déclaré mort et enterré, un homme rentre chez lui le lendemain et plonge tout un village dans la stupeur

Une histoire totalement improbable secoue actuellement l’Ouganda. Dans le district de Masindi, au centre-ouest du pays, un homme porté disparu depuis plusieurs semaines et officiellement déclaré mort par sa famille est réapparu vivant… seulement quelques heures après son enterrement.

Le récit, rapporté par le Daily Monitor et relayé par la BBC, a provoqué une onde de choc dans plusieurs villages de la région, où habitants et autorités peinent encore à croire à cette incroyable confusion qui a conduit une famille entière à organiser les funérailles d’un proche toujours vivant.

Une disparition inquiétante pendant plusieurs semaines

L’homme au centre de cette affaire s’appelle Godwin Baguma. Originaire du village de Kijana wa Kijura, il souffrirait, selon ses proches, de troubles mentaux et avait quitté son domicile sans donner de nouvelles depuis plusieurs semaines.

Son absence avait rapidement suscité une grande inquiétude au sein de sa famille. Ses proches avaient lancé des recherches dans les villages voisins tandis que les habitants de la région commençaient à craindre le pire.

Selon les témoignages recueillis localement, Baguma avait déjà disparu par le passé avant de revenir plusieurs jours plus tard. Mais cette fois-ci, son absence prolongée inquiétait particulièrement ses parents.

La découverte d’un corps en décomposition

Le week-end dernier, l’affaire a pris une tournure dramatique lorsqu’un corps en état de décomposition avancée a été découvert dans un champ de canne à sucre à Kisanja.

La police a immédiatement transporté la dépouille à la morgue de l’hôpital de Masindi afin de permettre son identification. Des avis ont ensuite été diffusés dans la région pour retrouver la famille de la victime.

Dimanche, la famille Baguma a reçu l’information selon laquelle un corps correspondant potentiellement à Godwin venait d’être retrouvé.

Yakobo Kamuturaki, le père de Baguma, explique avoir envoyé plusieurs de ses fils à la morgue pour identifier la dépouille.

Après avoir observé le corps, les frères de Godwin sont revenus convaincus qu’il s’agissait bien de leur proche disparu.

« On nous avait dit que le corps était dans un très mauvais état. Mes fils l’ont identifié comme étant leur frère. Nous leur avons fait confiance et avons accepté son décès », a expliqué le père de famille.

Des funérailles organisées dans l’urgence

En raison de l’état très avancé de décomposition du corps, la famille a décidé d’organiser rapidement les funérailles.

La nouvelle de la mort de Godwin Baguma s’est alors propagée dans tout Kijura ainsi que dans plusieurs villages environnants. Des dizaines d’habitants sont venus présenter leurs condoléances à la famille endeuillée.

La cérémonie d’inhumation s’est déroulée dimanche dans une atmosphère particulièrement lourde. Les proches du défunt pensaient vivre leurs derniers moments de deuil avant la cérémonie finale prévue le lendemain.

Mais quelques heures seulement après l’enterrement, la situation a pris une tournure totalement inimaginable.

“Baguma est vivant”

Alors que les préparatifs funéraires se poursuivaient lundi, des habitants ont commencé à faire circuler une rumeur incroyable : Godwin Baguma aurait été aperçu vivant dans le village de Kihanguzi, situé dans le sous-comté de Labongo.

Au départ, la famille n’a pas voulu croire à ces informations.

« Nous avons d’abord ignoré ces rumeurs parce que nous avions déjà enterré le corps », raconte sa sœur Jane Birungi.

Mais face à l’insistance des témoins, plusieurs membres de la famille ont finalement décidé de se rendre sur place pour vérifier eux-mêmes.

Ce qu’ils découvrent alors dépasse l’entendement.

Retrouvé vivant chez un ami

À leur arrivée dans le village, les proches de Baguma découvrent effectivement l’homme qu’ils avaient enterré la veille.

Selon les témoins, Godwin Baguma dormait tranquillement chez un ami lorsqu’il a été retrouvé par sa famille.

« Quand nous l’avons vu, nous étions totalement sous le choc. Nous n’arrivions pas à croire qu’il était vivant », explique encore sa sœur.

Baguma a ensuite été immédiatement raccompagné chez lui sous les regards médusés des habitants.

Très rapidement, la nouvelle s’est propagée dans toute la région, provoquant un mélange d’incompréhension, de peur et d’étonnement.

Une scène “comme dans un film”

Dans le village, plusieurs habitants racontent avoir vécu une expérience surréaliste.

Janet Asiimwe, une voisine de la famille, affirme que personne n’avait déjà vu une telle situation dans la région.

« Nous avions déjà fait notre deuil et organisé l’enterrement. Puis soudainement, celui que nous pensions mort est revenu vivant », explique-t-elle.

Une autre habitante, Florence Bikorwa, décrit quant à elle une scène digne d’un scénario de cinéma.

« C’était comme dans un film. Les gens étaient effrayés et complètement déconcertés. Personne ne comprenait ce qui se passait », raconte-t-elle.

Certaines personnes auraient même refusé de s’approcher de Baguma après son retour, persuadées qu’il s’agissait d’un phénomène surnaturel.

La police ouvre une enquête

Face à cette incroyable confusion, les autorités ougandaises ont rapidement ouvert une enquête afin de déterminer l’identité réelle du corps enterré par erreur.

Le porte-parole par intérim de la police de la région d’Albertine Nord, Solomon Mugisa, a confirmé les faits.

Selon lui, le corps retrouvé dans le champ de canne à sucre avait été officiellement identifié par la famille avant l’inhumation.

« La famille a identifié la dépouille comme étant celle de leur frère et a organisé les funérailles. Plus tard, ils ont découvert qu’il était vivant », a expliqué le responsable policier.

À la suite de cette découverte, les autorités ont procédé à l’exhumation du corps afin de le renvoyer à la morgue pour de nouvelles analyses et vérifications.

Des questions sur les procédures d’identification

Cette affaire relance désormais les débats autour des procédures d’identification des corps en état de décomposition avancée en Uganda.

La police appelle les familles à faire preuve d’une extrême prudence avant de confirmer officiellement l’identité d’une personne décédée.

Solomon Mugisa a insisté sur la nécessité d’une meilleure collaboration entre les proches des victimes, les autorités locales et le personnel médical afin d’éviter de nouvelles erreurs similaires.

Les autorités rappellent également que toute exhumation doit respecter des règles strictes, notamment l’obtention d’un mandat judiciaire et la supervision des services de police.

Une affaire qui bouleverse tout le pays

Depuis sa révélation, cette histoire fait énormément réagir sur les réseaux sociaux et dans les médias ougandais.

Pour beaucoup d’habitants, cette affaire illustre à quel point l’identification des corps peut devenir extrêmement difficile lorsque les dépouilles sont fortement dégradées.

Mais au-delà de la confusion administrative et policière, c’est surtout le choc émotionnel vécu par la famille Baguma qui marque les esprits.

En l’espace de vingt-quatre heures, ces proches sont passés du deuil à l’incrédulité, puis au soulagement de retrouver vivant celui qu’ils pensaient avoir perdu à jamais.

Ben Tshokuta

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