France: Le procès qui met en cause une loge des franc-maçons s’est ouvert ce lundi

Un vaste procès s’est ouvert ce lundi devant la cour d’assises de Paris dans l’affaire dite « Athanor », du nom d’une loge de francs-maçons soupçonnée d’être impliquée dans des opérations criminelles. Au total, 22 personnes sont jugées pendant trois mois et demi pour une série de faits graves, allant jusqu’à l’assassinat. Treize accusés risquent la réclusion criminelle à perpétuité, parmi lesquels figurent quatre militaires, trois policiers dont un ancien agent de renseignement, un agent de sécurité ainsi que plusieurs chefs d’entreprise.

À l’ouverture de l’audience, la présidente de la cour a procédé à la vérification d’identité des accusés. Cinq d’entre eux sont actuellement en détention, une femme comparaît libre et les seize autres sont placés sous contrôle judiciaire. L’affaire trouve son origine dans la tentative d’assassinat de Marie-Hélène Dini, le 24 juillet 2020. Deux militaires interpellés près de son domicile affirment avoir été manipulés, expliquant qu’ils pensaient viser un agent du Mossad dans le cadre d’une mission liée à l’État français.

L’enquête a toutefois révélé une tout autre réalité. Marie-Hélène Dini, coach en entreprise, était en conflit professionnel avec Jean-Luc Bagur, présenté comme un collectionneur d’armes et « vénérable maître » de la loge Athanor, basée à Puteaux et aujourd’hui dissoute. Selon les enquêteurs, ce dernier aurait commandité son élimination pour un montant de 70.000 euros hors taxes, en confiant la mission à un autre membre de la loge, Frédéric Vaglio.

Ce dossier, qualifié de tentaculaire, met en lumière un système présumé de dérives internes au sein d’un cercle fermé, où relations d’influence et rivalités personnelles auraient conduit à des actes d’une extrême gravité. Le procès devra désormais établir les responsabilités de chacun dans cette affaire aux multiples ramifications.

Rédaction

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