Guerre en Iran: malgré ses pertes, le gouvernement iranien semble intact, selon le rendement américain

Le gouvernement iranien apparaît affaibli mais reste capable de frapper les intérêts américains et alliés au Moyen-Orient, selon la directrice du renseignement national américain Tulsi Gabbard.

Dans une audition devant le Sénat américain, Tulsi Gabbard affirme que le régime iranien demeure en place malgré les dégâts causés par l’opération militaire baptisée « Epic Fury », menée conjointement par les États-Unis et Israël depuis le 28 février. Elle précise que, bien que dégradé, Téhéran conserve la capacité de mener des attaques via ses alliés régionaux.

La responsable du renseignement souligne également que si le régime survit, il cherchera à reconstruire sur plusieurs années ses capacités militaires, notamment ses missiles et ses drones.

Le Sénat américain examine la guerre et ses conséquences. Lors de cette audition annuelle sur les menaces mondiales, les parlementaires débattent intensément de ce conflit, désormais dans sa troisième semaine, qui a déjà fait des milliers de morts et perturbé les marchés énergétiques et financiers.

Les élus démocrates critiquent le manque de transparence de l’administration de Donald Trump, qu’ils accusent de ne pas informer suffisamment le Congrès sur une guerre coûteuse pour les contribuables américains. Le sénateur Michael Bennet dénonce notamment « une absence totale de clarté » sur la stratégie américaine.

Un haut responsable du renseignement démissionne en pleine guerre. Joe Kent, directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, quitte ses fonctions pour protester contre le conflit. Il estime que l’Iran ne représentait pas une menace imminente et accuse Washington d’avoir cédé à des pressions extérieures.

Le directeur de la CIA John Ratcliffe rejette cette position et affirme que l’Iran constitue une menace constante et immédiate pour les États-Unis.

Le programme nucléaire iranien suscite des interrogations. Dans son rapport, Tulsi Gabbard indique que les frappes de juin ont détruit les capacités d’enrichissement nucléaire iraniennes. Toutefois, elle reconnaît que Téhéran tente de se relever des dommages subis, alimentant les incertitudes sur l’état réel de son programme.

Le Congrès questionne les décisions de Donald Trump avant les frappes. Plusieurs sources affirment que le président avait été averti des risques de représailles iraniennes contre les alliés du Golfe et d’une possible fermeture du détroit d’Ormuz, axe stratégique du commerce mondial d’hydrocarbures.

Le débat politique se poursuit à Washington, alors que la Chambre des représentants doit à son tour examiner les menaces globales dans une nouvelle audition prévue dans les prochains jours.

Ben Tshokuta

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