États-Unis : le chef antiterroriste Joseph Kent démissionne et critique la guerre en Iran

Le directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, Joseph Kent, annonce sa démission et marque une rupture au sein du camp du président Donald Trump, en dénonçant l’intervention militaire américaine en Iran et au Moyen-Orient.

Dans un communiqué publié sur X, Joseph Kent affirme ne pas pouvoir « en conscience soutenir la guerre en cours en Iran », estimant que le pays « ne représentait aucune menace imminente » pour les États-Unis. Il accuse également Washington d’avoir déclenché le conflit sous l’influence d’Israël et de son lobby aux États-Unis.

L’ancien responsable rappelle qu’en juin 2025, Donald Trump reconnaissait lui-même que les guerres au Moyen-Orient constituaient un piège coûteux en vies humaines et en ressources économiques. Il souligne que le président avait su, par le passé, utiliser la puissance militaire sans entraîner le pays dans des conflits prolongés, notamment lors de la lutte contre État islamique.

Joseph Kent dénonce ensuite une « campagne de désinformation » menée, selon lui, par de hauts responsables israéliens et certains médias américains pour favoriser un climat pro-guerre. Il affirme que le président américain a été « trompé » par la promesse d’une victoire rapide, qu’il qualifie aujourd’hui de « mensonge » ayant coûté la vie à de nombreux soldats.

L’ancien membre des Forces spéciales met en garde contre une répétition des erreurs passées. Il appelle Donald Trump à « changer de cap » pour éviter, selon ses termes, un déclin accru des États-Unis et une aggravation du chaos.

Fort de onze déploiements au combat au sein des Forces spéciales et de la CIA, Joseph Kent évoque également son drame personnel. Son épouse, Shannon Smith, cryptographe de l’US Navy, a été tuée en 2019 lors d’un attentat revendiqué par l’État islamique en Syrie. Il affirme que cette expérience renforce son opposition à une guerre qu’il juge inutile et coûteuse en vies humaines.

Cette démission constitue la première au sein de l’administration Trump depuis le début du conflit avec l’Iran. Elle intervient dans un contexte de tensions internes au mouvement politique du président, où certaines voix, comme celle de Marjorie Taylor Greene, ont déjà exprimé leur hostilité à une entrée en guerre des États-Unis.

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