Tensions Iran–États-Unis : quand l’ayatollah pousse Trump à temporiser

Le guide suprême iranien met en garde contre la vulnérabilité des navires de guerre américains. Les autorités iraniennes affirment que certaines armes peuvent envoyer des bâtiments militaires « au fond de la mer ».

Le leader de la Révolution islamique, Ali Khamenei, réagit aux menaces militaires répétées de Washington.
Il déclare que la puissance militaire américaine ne garantit pas l’invulnérabilité face à une riposte iranienne.

S’exprimant devant plusieurs milliers de personnes dans la province d’Azerbaïdjan de l’Est, il affirme que même « l’armée la plus puissante du monde » peut subir des frappes dont elle ne se relève pas. Il souligne qu’un porte-avions constitue une arme redoutable, mais il ajoute que les moyens capables de le détruire sont « encore plus dangereux ».

Les autorités iraniennes réitèrent ensuite leur position auprès de l’Organisation des Nations unies. Dans une lettre adressée au secrétaire général António Guterres, l’ambassadeur iranien prévient que toute attaque contre l’Iran entraînerait une riposte « décisive et proportionnelle » au titre du droit de légitime défense prévu par la Charte des Nations unies.

Le diplomate précise que, dans un tel scénario, les bases, infrastructures et intérêts américains au Moyen-Orient pourraient devenir des cibles.

De son côté, le président américain Donald Trump évoque une possible issue diplomatique tout en maintenant l’option de la force.
Il indique se donner un délai de « dix à quinze jours » pour déterminer si un accord avec Téhéran reste envisageable.

Le dirigeant américain déclare que les États-Unis pourraient « aller plus loin, ou peut-être pas », laissant entendre qu’une décision dépendra de l’évolution des discussions.

Ben Tshokuta

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