Monde : le « Conseil de paix » initié par Trump tient sa première réunion officielle

Créé par Donald Trump, le « Conseil de paix » tient sa première réunion ce jeudi 19 février à Washington. L’initiative, officiellement lancée en janvier 2026 à Davos, vise à coordonner des actions internationales de stabilisation et de reconstruction dans les zones touchées par les conflits.

Le projet cible initialement la reconstruction de la bande de Gaza. Les promoteurs de l’instance élargissent désormais son mandat à la prévention et à la résolution de conflits armés dans plusieurs régions du monde.

Le président américain annonce avoir obtenu cinq milliards de dollars de promesses de dons. Il présente ce montant comme un acompte sur les 70 milliards de dollars évoqués lors du lancement du mécanisme. Les autorités américaines souhaitent mobiliser rapidement des financements publics et privés afin de soutenir des programmes de reconstruction et de médiation.

Trente-deux pays, en plus des États-Unis, doivent participer à cette session inaugurale. Cinq délégations assistent aux travaux en qualité d’observateurs. Près de soixante États avaient été invités à rejoindre l’initiative, mais seule une vingtaine a confirmé sa participation.

Parmi les participants figurent Indonésie, Turquie, Biélorussie, Arabie saoudite et Kazakhstan. La représentation africaine comprend Maroc et Égypte. Du côté de l’Union européenne, seuls Hongrie et Bulgarie participent aux discussions.

L’ensemble de ces États représente environ 1,5 milliard d’habitants, soit près de 18 % de la population mondiale. Cette proportion reste inférieure à celle d’autres cadres de coopération internationale comme le G20 ou les BRICS.

Le « Conseil de paix » se distingue par une forte présence de gouvernements qualifiés d’autoritaires par plusieurs observateurs internationaux. Selon les analyses disponibles, vingt des vingt-huit pays membres sont dirigés par des régimes de ce type, dont une partie est considérée comme des autocraties fermées où les libertés publiques demeurent limitées.

Les organisateurs fixent le ticket d’entrée à un milliard de dollars pour les nouveaux membres. Ils espèrent que cette première réunion encouragera d’autres États à rejoindre la structure et à contribuer à son financement. Les prochains mois doivent préciser les mécanismes d’intervention, de gouvernance et de suivi des engagements financiers.

Rédaction

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