La RDC présente son deuxième rapport sur la mise en œuvre du Protocole de Maputo

La République Démocratique du Congo a officiellement présenté, ce mardi 11 novembre 2025, son deuxième rapport périodique sur la mise en œuvre du Protocole de Maputo, lors d’un atelier de validation tenu au Fleuve Congo Hôtel à Kinshasa. Cet événement a réuni plusieurs parties prenantes nationales et internationales engagées dans la promotion des droits des femmes.

Ouvert par la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, l’atelier marque l’aboutissement d’un processus participatif lancé en mai 2024. Ce rapport couvre la période de 2016 à 2023 et évalue les efforts du pays dans l’application du Protocole de Maputo, notamment en matière d’égalité de genre, de santé sexuelle et reproductive, de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et de protection des droits des femmes en situation de vulnérabilité.

Dans son discours, la ministre a salué l’engagement du gouvernement congolais, réitérant la volonté de faire du Protocole un outil de transformation sociale. Elle a rendu hommage au Président Félix Tshisekedi pour son leadership en tant que Champion de la masculinité positive, et à la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka pour sa vision axée sur l’autonomisation des femmes.

« Ce rapport illustre les progrès accomplis en matière de santé sexuelle et reproductive, de lutte contre les VBG, d’égalité de genre et de masculinité positive, tout en rappelant les défis à surmonter», a déclaré Micheline Ombae Kalama.

Appuyé techniquement par IPAS/RDC et la Cellule d’Études et de Planification du Ministère (CEPFE), le rapport s’inscrit dans la volonté de transparence et de redevabilité de l’État congolais envers les mécanismes régionaux africains. Il aborde notamment les droits au mariage, à la paix, à la participation politique, ainsi que la protection des femmes handicapées, veuves ou en situation de détresse.

Le Protocole de Maputo, adopté en 2003 et ratifié par la RDC en 2008, représente un cadre juridique essentiel pour la promotion et la protection des droits des femmes africaines. Depuis sa publication au Journal Officiel en 2018, il jouit d’une valeur juridique supérieure aux lois internes en matière des droits des femmes.

Ben Tshokuta

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