RDC: le journaliste Mulebo prône une coopération renforcée entre le CSAC et les médias pour l’harmonie de la profession
Le journaliste Mulebo Dieu le veut, désormais diplômé en Journalisme, Presse Audiovisuelle et Numérique, a brillamment défendu son mémoire le 4 octobre 2025 à l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), anciennement IFASIC. Son sujet captivant : « Perception de la décision du CSAC faisant état de l’interdiction de diffuser des informations sur l’agression rwandaise dans l’est de la RDC, par les médias Kinois ».
Son étude éclaire les tensions qui se dessinent entre le CSAC et les médias, révélant un paysage complexe où la décision du CSAC, prise le 30 janvier 2025, d’interdire la diffusion d’informations sans sources officielles, sans analyse des opérations militaires par des experts…a suscité des réactions mitigées. Certains journalistes y voient une atteinte à la liberté d’expression, tandis que d’autres considèrent cette mesure comme une nécessité pour préserver la cohésion nationale. Dans ce contexte, Dieu le veut Mulebo appelle à une collaboration constructive entre le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) et les médias, tel un pont entre deux rives.
À travers une approche qualitative, Mulebo a identifié trois attitudes principales des médias face à cette série de décisions : l’acceptation, l’accommodation et le rejet. Dans l’attitude d’acceptation, certains médias soutiennent les mesures du CSAC pour des raisons d’ordre public, comme un écho à la voix de la raison. D’autres adoptent une position intermédiaire, l’accommodation, acceptant certaines décisions tout en critiquant d’autres aspects, oscillant entre l’adhésion et la contestation. En revanche, certains rejettent clairement ces mesures, les jugeant nuisibles à la liberté de la presse, comme des oiseaux en cage.
« Cette diversité de perceptions prouve la complexité des relations entre le CSAC et les médias, » a-t-il déclaré. Il a ajouté qu’« il est essentiel que l’organe de régulation et les professionnels des médias soient en parfait accord sur les questions de législation de la presse, afin de favoriser une société épanouie, exempte de comportements répréhensibles. »
Mulebourg a souligné que la presse, en tant que quatrième pouvoir, a le droit d’enquêter et d’informer librement l’audimat, ce public avide de vérité, comme le garantit la Constitution dans ses articles 23 et 24. Reposant sur l’activité de collecte, de traitement et de diffusion des informations, la presse se base sur des faits. Dieu le veut Mulebo pense que cela n’exclut pas sa régulation par le CSAC, institution importante dans la régulation des contenus médiatiques nuisibles et dans le soutien à la démocratie.
«Voilà pourquoi nous plaidons pour que ces deux entités intensifient leur collaboration et travaillent en amont. En cas de situations hostiles, il est vital qu’il y ait une anticipation éclairée par les lois de notre pays, notamment celles relatives à la presse.» a t-il plaidé.
Ce nouveau chercheur en sciences de l’information et de la communication et journaliste, surnommé Mulebourg, insiste sur la nécessité d’encourager la formation des journalistes sur l’éthique et la vérification des faits. Il affirme que l’harmonie entre le CSAC et les médias est essentielle pour garantir une régulation efficace tout en préservant la liberté d’expression, un impératif pour l’avenir lumineux de la démocratie en République Démocratique du Congo.
Rédaction



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