Manifestations lycéennes en France : Téhéran dénonce la gestion policière et pointe un « deux poids, deux mesures »
Le gouvernement iranien a officiellement critiqué la réponse des forces de l’ordre françaises face aux récents mouvements sociaux. Par la voix de son porte-parole, le ministère des Affaires étrangères a exhorté Paris à garantir les libertés fondamentales des protestataires, en particulier celles des étudiants et des lycéens, tout en réclamant l’ouverture d’une enquête indépendante sur les méthodes d’intervention policières.
Lors d’une déclaration officielle, le diplomate Esmaeil Baqaei a dénoncé ce qu’il qualifie de dualité dans le discours des autorités françaises. Selon lui, Paris applique une politique du « deux poids, deux mesures » en critiquant la gestion sécuritaire intérieure de l’Iran, tout en faisant preuve d’une grande fermeté sur son propre sol face à des rassemblements qu’il décrit comme pacifiques.
S’appuyant sur les rapports de plusieurs agences de presse faisant état de plus de 2 000 interpellations, le représentant iranien a demandé que la lumière soit faite sur les allégations de recours excessif à la force. Le ministère a néanmoins nuancé son propos en appelant les manifestants à la retenue, rappelant l’importance de préserver les biens publics et d’éviter les affrontements directs avec les forces de l’ordre.
Ces tensions diplomatiques interviennent alors que le système éducatif français traverse une crise majeure. En dépit de l’appel du Premier ministre, Sébastien Lecornu à une reprise immédiate des cours, la mobilisation persiste : de nombreux lycées restent bloqués et plus de 400 établissements scolaires sont actuellement fermés à travers le pays, selon les derniers chiffres communiqués par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray.
Mulebourg



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