Guerre en Ukraine :Poutine promet de fermer la porte aux combattants ghanéens
La Russie s’engage à ne plus recruter de ressortissants ghanéens pour combattre en Ukraine. Cette assurance a été donnée par le président russe Vladimir Poutine à son homologue ghanéen, John Dramani Mahama, lors de leur rencontre du 30 octobre 2026 à Moscou, en marge du sommet Russie-Afrique.
Selon le ministère ghanéen des Affaires étrangères, cette mesure concerne toutes les formes d’engagement, aussi bien les recrutements irréguliers que les engagements volontaires dans les forces russes.
Plus de 270 Ghanéens concernés
Derrière cet engagement diplomatique se trouve une situation humaine préoccupante. En juillet 2026, les autorités ghanéennes avaient indiqué que 272 de leurs ressortissants auraient été entraînés dans le conflit russo-ukrainien à travers des réseaux de recrutement.
Certains auraient quitté le Ghana après avoir reçu des promesses d’emplois dans la construction, l’hôtellerie, la logistique ou la sécurité. Mais une fois en Russie, ils auraient été recrutés pour participer aux opérations militaires.
Le bilan communiqué par le ministre des Affaires étrangères faisait état d’au moins 62 morts et de 15 Ghanéens portés disparus en août dernier.
Une inquiétude partagée par plusieurs pays africains
Le problème ne concerne pas uniquement le Ghana. Le Kenya, l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Cameroun et la Gambie ont également exprimé leurs préoccupations concernant le recrutement de leurs ressortissants pour combattre aux côtés de la Russie.
Ces pratiques, parfois liées à de fausses offres d’emploi, soulèvent des questions sur la protection des jeunes Africains souhaitant travailler ou étudier à l’étranger.
Un partenariat qui dépasse la question militaire
L’engagement de Vladimir Poutine intervient dans le cadre d’une volonté plus large de renforcer les relations entre Moscou et Accra.
Les deux dirigeants ont également évoqué plusieurs domaines de coopération, notamment la défense, l’agriculture, l’enseignement supérieur et l’énergie. Parmi les projets annoncés figure la construction envisagée d’une centrale nucléaire de 2 000 mégawatts au Ghana.
Reste désormais à savoir comment la promesse russe sera appliquée concrètement. Pour Accra, l’enjeu est de protéger ses ressortissants et d’empêcher que d’autres citoyens soient attirés vers le front ukrainien sous de fausses promesses.
Zacharie biletshi



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