Tensions aux États-Unis : Donald Trump fustige LeBron James après un geste jugé irrespectueux pendant l’hymne national

La trêve entre le monde du sport de haut niveau et la sphère politique américaine n’aura pas duré. Ce jeudi 22 octobre 2026, le président américain Donald Trump a vivement attaqué la superstar de la NBA LeBron James. Sur sa plateforme fétiche Truth Social, le locataire de la Maison-Blanche a qualifié le joueur des Philadelphia 76ers de « honte absolue ». En cause : une séquence vidéo devenue virale où l’icône du basket-ball continue ses mouvements d’échauffement durant l’exécution de l’hymne national américain.

L’incident, survenu mardi soir au Madison Square Garden avant le match d’ouverture de la saison opposant les 76ers aux Knicks de New York, a instantanément ravivé la querelle idéologique historique autour des symboles patriotiques dans les ligues sportives américaines.

Une simulation de swing de golf sous le feu des critiques

Alors que les joueurs des deux équipes étaient alignés pour écouter le traditionnel « Star-Spangled Banner », la caméra a capturé LeBron James, aujourd’hui âgé de 41 ans, en train de simuler un swing de golf et de mimer des tirs en suspension. Si une grande partie de ses coéquipiers observaient une immobilité stricte, les mouvements d’étirement de l’ailier ont été immédiatement interprétés comme un affront par le camp conservateur.

La réaction présidentielle a été immédiate et cinglante. « Pendant qu’il écoute notre hymne national, LeBron James manque de respect à notre pays ! J’ai dit dès le début qu’il n’était pas bon, une honte absolue » a déclaré Donald Trump.

Donald Trump est allé plus loin en exigeant une réparation morale immédiate, liant le comportement de l’athlète à la mémoire des forces armées. « LeBron James devrait présenter ses excuses à tous ces grands guerriers et héros américains qui sont morts pour le drapeau américain, et pour tout ce que notre pays représente ! » a t-il exigé.

Le point d’orgue d’une décennie de rivalité personnelle

Cette violente passe d’armes s’inscrit dans un passif particulièrement lourd entre les deux hommes. Depuis le premier mandat de Donald Trump, LeBron James s’est positionné comme l’un des critiques les plus virulents de sa politique, s’engageant massivement auprès du mouvement Black Lives Matter en 2020 et soutenant ouvertement les administrations démocrates successives.

De son côté, le président américain n’a jamais hésité à cibler directement le meilleur marqueur de l’histoire de la NBA, remettant publiquement en cause son intelligence ou fustigeant l’engagement politique des sportifs. En s’en prenant à l’icône culturelle dès le premier match de la saison régulière, la présidence replace l’arène sportive au centre des débats de société.

Un silence calculé et des précédents qui pèsent

Pour l’heure, ni LeBron James, ni la franchise des Philadelphia 76ers n’ont souhaité commenter les déclarations de la Maison-Blanche. L’entourage du joueur n’a pas non plus précisé si ces gestes d’échauffement relevaient d’une routine athlétique malheureuse ou s’ils portaient une revendication politique implicite.

Cette polémique n’est pas sans rappeler la fronde initiée en 2016 par le quart-arrière de la NFL Colin Kaepernick, qui avait posé un genou à terre durant l’hymne pour dénoncer les violences policières, s’attirant les foudres répétées de Donald Trump. En 2018, la Maison-Blanche avait également annulé la réception officielle des champions du Super Bowl, les Eagles de Philadelphie, face au refus de l’équipe de se plier aux exigences présidentielles concernant l’hymne national.

Alors que le championnat de la NBA vient à peine de reprendre ses droits, cette affaire démontre que la frontière entre le sport américain et la politique fédérale demeure extrêmement poreuse et explosive.

Mulebourg

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