États-Unis : Donald Trump suspend les sanctions contre la Russie pour 60 jours
Le président américain Donald Trump a gelé temporairement les sanctions et les droits de douane qui devaient frapper la Russie et les acheteurs de ses hydrocarbures dès la semaine prochaine. L’administration américaine s’accorde un délai de deux mois pour mesurer l’impact de ces mesures sur l’économie mondiale. Cette décision provoque déjà de vives tensions avec l’Ukraine et divise la classe politique à Washington.
Protéger les marchés et importer du diesel russe
Selon des informations de l’agence Reuters publiées ce dimanche, le secrétaire d’État Marco Rubio a justifié ce recul par la nécessité d’éviter un choc pétrolier.
L’administration craint qu’une application stricte de la loi baptisée Graham Act ne fasse exploser les prix des carburants à la pompe. Preuve de ce pragmatisme économique, Washington a parallèlement validé un accord commercial distinct.
Les États-Unis s’apprêtent ainsi à importer une première livraison de plus de 300 000 tonnes de diesel d’origine russe.
Par ailleurs, Zelensky dénonce un signal de faiblesse. Selon lui, Cette main tendue vers Moscou passe très mal à Kiev, estimant que cet allègement de la pression économique renforce directement Vladimir Poutine et risque de prolonger la guerre. Pour Kiev, ce sursis de 60 jours offre une bouffée d’oxygène financière au Kremlin au moment même où l’armée russe intensifie ses frappes.
Une décision dictée par les élections américaines
Au Congrès américain, la décision ne fait pas non plus l’unanimité. Même au sein du camp présidentiel, des voix s’élèvent contre ce choix. La sénatrice républicaine Darline Graham a publiquement regretté ce manque de fermeté, affirmant qu’on ne peut pas faire confiance à Moscou.
En réalité, ce choix politique s’inscrit dans un calendrier électoral crucial. À quelques semaines des élections de mi-mandat de novembre 2026, Donald Trump sait que le pouvoir d’achat et le prix de l’essence seront les sujets clés dans les urnes. L’administration tente donc un numéro d’équilibriste très risqué : préserver le portefeuille des électeurs américains quitte à fragiliser l’alliance diplomatique avec l’Ukraine.
C.Sindani



Laisser un commentaire