RDC-Belgique: coup de tonnerre à Bruxelles, le « clan Tshisekedi » visé par de vastes perquisitions
Ce mercredi 14 octobre 2026, la justice fédérale belge a déployé une opération policière d’envergure visant directement l’entourage familial et les cercles financiers du président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi. Des dizaines de policiers ont fouillé en même temps plusieurs maisons de luxe. La justice soupçonne ces proches de blanchiment d’argent et de vol de fonds publics.
Parmi les maisons visées, on trouve une grande villa située à Uccle, un quartier riche de Bruxelles. Cette maison est connue pour être la résidence de vacances du président et de sa femme.
Une grande opération de police en Belgique
L’opération a commencé tôt ce matin. Les policiers ont mené des perquisitions en même temps à Bruxelles, ainsi que dans plusieurs villes des provinces du Brabant flamand et du Brabant wallon. Les enquêteurs s’intéressent aux comptes bancaires et aux maisons achetées en Belgique par la famille du président congolais.
Le Parquet fédéral belge a confirmé l’existence de cette enquête. Dans un message très court, la justice belge a expliqué qu’une enquête est ouverte pour des soupçons de blanchiment d’argent. Elle a refusé de donner les noms des personnes visées. Elle explique ce choix par le secret de l’enquête et le respect de la présomption d’innocence.
Pourtant, selon des informations partagées par les journaux belges La Libre Belgique et Le Soir, l’enquête touche de très près la Première dame, Denise Nyakeru, mais aussi les enfants, les frères et les cousins du président. La justice a demandé à regarder l’historique de leurs comptes bancaires en Europe.
Le point de départ : L’argent des mines du Katanga
Cette affaire a commencé en juillet 2025. À ce moment-là, plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) de la province du Katanga et quatre anciens employés de la Gécamines (la grande entreprise publique de mines en RDC) ont déposé une plainte officielle en Belgique.
Ces personnes accusent neuf membres de l’entourage du président de corruption et de vol d’argent. Cet argent proviendrait de la vente de ressources précieuses de la RDC, comme le cuivre et le cobalt. Selon la plainte, cet argent public a été volé à la RDC, puis envoyé à l’étranger pour acheter des maisons de luxe en Belgique.
Pourquoi la justice belge s’occupe-t-elle de cette affaire ?
Les ONG ont choisi de porter plainte à Bruxelles car elles estiment que la justice en RDC protège le pouvoir en place. De plus, plusieurs membres de la famille Tshisekedi possèdent la nationalité belge en plus de la nationalité congolaise.
La loi en Belgique permet à la justice de poursuivre ses propres citoyens s’ils commettent des crimes graves comme la corruption ou le blanchiment d’argent, même si les faits se sont passés dans un autre pays.
Une situation très difficile pour le pouvoir à Kinshasa
À Kinshasa, la capitale de la RDC, cette affaire crée une grande inquiétude au sommet de l’État. En 2025, le parti au pouvoir (l’UDPS) disait que cette plainte était un mensonge politique pour attaquer la famille du président. Mais aujourd’hui, les perquisitions de la police rendent la situation très difficile à défendre.
Selon des proches du pouvoir, Félix Tshisekedi était déjà en colère contre certains membres de sa propre famille à cause de ces soupçons de corruption. Mais le fait que sa propre résidence de vacances à Bruxelles ait été fouillée par la police lie désormais directement le président à cette affaire.
Cette enquête de la justice belge pourrait fragiliser les relations politiques entre la Belgique et la RDC. Elle affaiblit aussi la promesse de lutte contre la corruption que le président fait depuis son arrivée au pouvoir en 2019.
Mulebourg



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