Jordanie : une fusillade dans une église fait sept morts et 34 blessés
Une attaque à l’arme à feu a causé la mort de sept personnes et fait 34 blessés le vendredi dernier en Jordanie. Le drame s’est produit dans une église grecque orthodoxe du village de Hamoud, situé dans la région de Karak, au sud du pays. Selon les déclarations des autorités jordaniennes, des individus ont ouvert le feu sur la foule en pleine cérémonie d’obsèques.
Ces tirs soudains ont provoqué une vague de panique générale parmi les fidèles rassemblés pour les funérailles. Selon plusieurs témoins présents sur les lieux, les tireurs ont fait usage de leurs armes pendant de longues minutes avant de réussir à s’enfuir.
À la suite de cet événement, les forces de l’ordre ont immédiatement encerclé la zone. Des opérations de recherche ont été lancées pour localiser et arrêter les coupables. Lors des premières déclarations des responsables politiques, aucun groupe n’avait encore revendiqué l’action.
Le roi Abdallah II annonce des sanctions sévères
Le roi Abdallah II a fermement dénoncé cet acte et s’est engagé à punir sévèrement les auteurs de la fusillade. Le chef de l’État a assuré que le gouvernement mettrait en place toutes les dispositions indispensables pour garantir la sécurité des citoyens et bloquer d’autres actes de violence.
De son côté, le ministre de l’Intérieur a parlé d’un acte commis par des extrémistes. Il a toutefois précisé qu’il fallait attendre le début de l’enquête avant d’affirmer que les assaillants appartiennent à un réseau terroriste précis, que ce soit en Jordanie ou à l’étranger.
Cette tragédie a déclenché de nombreuses réactions de rejet à travers le monde. Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, António Guterres, a notamment exprimé sa profonde indignation face à une agression commise dans un bâtiment religieux pendant un moment de recueillement.
Un type d’agression très rare dans le pays
Cette fusillade représente un fait exceptionnel pour la Jordanie. Ce pays compte en effet une très grande majorité de citoyens musulmans et une communauté chrétienne plus petite qui y vivent habituellement en paix. La région de Karak avait cependant déjà connu un attentat grave en 2016. À l’époque, dix personnes avaient perdu la vie, parmi lesquelles des policiers et une touriste de nationalité canadienne.
Pour l’instant, les raisons précises de ce crime du 23 octobre ne sont pas encore connues. Les équipes de police ont pour mission de comprendre ce qui a poussé les criminels à agir et de vérifier s’ils ont reçu l’aide d’un mouvement radical.
Les services de l’État continuent de mener les recherches pour découvrir l’identité des coupables afin de les présenter devant un tribunal. Le bilan officiel actuel reste fixé à sept victimes décédées et plusieurs dizaines de personnes hospitalisées.
C.Sindani



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