Guerre au Moyen-Orient : Washington veut prêter main-forte à l’Arabie saoudite après l’attaque de l’aéroport de Riyad

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis pourraient s’associer aux frappes militaires de l’Arabie saoudite contre les rebelles Houthis au Yémen. Cette annonce fait suite à une attaque de missile majeure ayant directement frappé l’aéroport international de la capitale saoudienne. S’exprimant devant les journalistes avant de monter à bord d’Air Force One, le président américain a qualifié la situation de « très grave » et a affirmé que son administration suivait les développements en temps réel.

Une réponse militaire conjointe à l’étude

Interrogé sur une potentielle participation américaine aux opérations de représailles menées par la coalition saoudienne, Donald Trump s’est montré particulièrement direct. « C’est possible. Nous allons examiner la question », a-t-il affirmé. « Nous venons tout juste d’apprendre cette récente attaque, nous prendrons donc une décision. Nous agissons très rapidement. » Le chef de l’État a réitéré l’engagement des États-Unis auprès de son allié stratégique au Moyen-Orient. « C’est possible. Nous allons y regarder de près » a déclaré Donald Trump.

Un aéroport stratégique frappé, le toit s’effondre

L’attaque, survenue aux alentours de 15 heures (heure locale), a directement ciblé l’aéroport international du roi Khaled (RUH), situé à 35 kilomètres au nord de Riyad. Contrairement à de précédentes alertes où les projectiles avaient été neutralisés en plein ciel par la défense antiaérienne, un missile tiré par les rebelles Houthis a cette fois-ci réussi à toucher de plein fouet le complexe des terminaux 3 et 4, réservés aux vols intérieurs.

Des scènes de panique ont secoué l’infrastructure routière et aéroportuaire alors que de violentes explosions retentissaient. L’impact a causé des dégâts structurels majeurs, provoquant notamment l’effondrement partiel du toit sur les civils présents. Selon les services de secours le bilan fait état de dizaines de blessés, principalement des civils saoudiens. Au moins cinq personnes se trouvent actuellement en soins intensifs dans un état critique, et plusieurs blessés graves ont dû être évacués en urgence par hélicoptère vers les hôpitaux de la capitale.

Le trafic aérien paralysé après une semaine de harcèlement

Face à l’ampleur des dégâts, l’autorité saoudienne de l’aviation civile a ordonné l’évacuation immédiate des zones touchées et la suspension de toutes les opérations jusqu’à nouvel ordre. Plus d’une centaine de vols ont été annulés ou déroutés vers des plateformes régionales comme Dammam, tandis que plusieurs compagnies internationales ont suspendu leurs liaisons avec Riyad.
Cette frappe s’inscrit dans une campagne de harcèlement militaire sans précédent subie par le royaume cette semaine. L’aéroport King Khalid avait déjà été pris pour cible jeudi, lors d’une attaque qui avait coûté la vie à trois personnes, dont un commandant de bord de la compagnie nationale Saudia.

Jusqu’à présent, le soutien américain à la coalition menée par l’Arabie saoudite se limitait principalement au partage de renseignements, à l’assistance logistique et au ravitaillement en vol. La multiplication de ces frappes de missiles de croisière et de drones commence à épuiser les stocks de missiles intercepteurs saoudiens, révélant des vulnérabilités critiques.

Une participation directe des forces américaines aux frappes de représailles marquerait un tournant majeur et un durcissement significatif de la politique étrangère de l’administration américaine dans le conflit yéménite. La Maison Blanche a précisé qu’un examen de sécurité nationale était en cours pour déterminer la nature exacte de la réponse américaine dans les prochaines heures.

Mulebourg

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