Nigeria : près de 2.000 ressortissants rapatriés d’Afrique du Sud depuis juin sur fond de violences xénophobes
Au total, 1.926 ressortissants nigérians ont été rapatriés d’Afrique du Sud depuis juin 2026, à la suite d’attaques xénophobes, a annoncé ce mardi 6 octobre 2026 le ministère nigérian des Affaires étrangères.
Le dernier groupe, composé de 105 personnes, est arrivé à Lagos en provenance d’Afrique du Sud. Il comprend 26 hommes, 29 femmes et 50 enfants, a précisé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Oluwafemi Adeniyi.
Cette opération constitue le 14e vol d’évacuation consulaire organisé depuis le lancement du programme de rapatriement, le 10 juin 2026. D’autres ressortissants nigérians sont actuellement soumis aux procédures de vérification et d’autorisation en Afrique du Sud avant de pouvoir bénéficier des prochains vols prévus.
Abuja appelle à la vigilance
Face à la persistance des tensions, le gouvernement nigérian affirme travailler avec les autorités sud-africaines afin de lutter contre les violences xénophobes et d’assurer la sécurité de ses ressortissants.
Abuja appelle également les Nigérians vivant en Afrique du Sud à faire preuve de vigilance, à respecter les lois locales et à rester en contact avec la mission diplomatique nigériane à Pretoria pour bénéficier d’une assistance consulaire en cas de besoin.
Le programme de rapatriement avait été lancé en juin après une série d’attaques visant des ressortissants étrangers. Les autorités nigérianes avaient alors annoncé la prise en charge de l’évacuation de leurs citoyens affectés par ces violences.
De son côté, l’Afrique du Sud avait également annoncé en juin le rapatriement de plusieurs centaines de ressortissants nigérians en situation irrégulière.
Le ministère sud-africain de l’Intérieur avait indiqué avoir traité le dossier de 586 Nigérians concernés par une procédure de rapatriement.
Avec la poursuite des opérations d’évacuation, le nombre de Nigérians rapatriés depuis l’Afrique du Sud approche désormais la barre des 2 000 personnes, tandis que les autorités des deux pays poursuivent leurs échanges sur les questions de sécurité et de migration.
C. Sindani



Laisser un commentaire