ONU: Donald Trump obtient une réunion du conseil de sécurité sur le conflit à l’Est de la RDC
Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies tiendra une réunion ce vendredi, à la demande des États-Unis d’Amérique, pour examiner la situation sécuritaire préoccupante en République démocratique du Congo. Dans un communiqué, le Bureau des affaires africaines du département d’État américain a jugé « inacceptable » la poursuite des violences contre les civils dans l’Est du pays, appelant toutes les parties à respecter le cessez-le-feu contenu dans la Déclaration de Doha signée entre Kinshasa et le M23.
Cette initiative diplomatique intervient dans un contexte d’alerte permanente des ONG internationales. Amnesty International a dénoncé mercredi des exactions commises tant par les rebelles de l’AFC/M23 que par les groupes armés pro-gouvernementaux dits wazalendo, évoquant des exécutions sommaires, des viols collectifs, des enlèvements de patients et des attaques contre des structures de santé. L’ONG exhorte le Rwanda à prendre ses responsabilités et appelle les autorités congolaises à sanctionner les combattants impliqués.
De son côté, Human Rights Watch accuse l’AFC/M23 d’avoir tué plus de 140 civils en juillet près du parc des Virunga, dans le territoire de Rutshuru. La majorité des victimes étaient des agriculteurs hutus.
Selon Actualité.cd, une nouvelle position des rebelles a été repérée mardi entre Kibati et Kaliki, dans le territoire de Walikale, à la suite de combats avec les milices wazalendo, provoquant de nouveaux déplacements de populations dans les villages voisins.
Ces tensions surviennent à peine deux mois après la signature, à Washington, d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda, sous l’égide des États-Unis.
Rédaction



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