Cessez-le-feu en vue : l’Iran annonce la fin des hostilités avec Israël
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré mardi 24 juin au soir la fin d’un conflit de douze jours imposé par Israël, dans un message solennel diffusé par l’agence de presse Irna. Cette annonce intervient dans un contexte d’escalades militaires croissantes entre les deux nations, mais un cessez-le-feu semble être en place, malgré quelques violations initiales.
Le président américain, Donald Trump, a confirmé que le cessez-le-feu entre l’Iran et Israël était « en vigueur », tout en exprimant sa frustration face aux deux parties, qu’il accuse de ne pas respecter l’accord qu’il a lui-même négocié. Selon des informations, Israël aurait accusé l’Iran de tirs de missiles dans son espace aérien peu après l’entrée en vigueur de la trêve. En réponse, l’armée iranienne a catégoriquement nié ces allégations, comme l’ont rapporté les médias d’État.
Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, M. Trump a manifesté son mécontentement, dénonçant les violations de l’accord par Israël, son allié proche, ainsi que par l’Iran. De son côté, le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé qu’Israël avait décidé de s’abstenir de toute attaque supplémentaire contre l’Iran après une conversation avec le président Trump. « Suite à cet échange, Israël a renoncé à des frappes plus sévères », a précisé le bureau de M. Netanyahu.
La Russie a également exprimé son intention de jouer un rôle dans le règlement du conflit. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, a déclaré que Moscou était prêt à contribuer à la résolution de la crise entre Israël et l’Iran, sans toutefois se positionner en tant que médiateur. Lors de ses déclarations à Moscou, M. Lavrov a souligné qu’il n’existait aucune preuve d’une préparation d’attaque iranienne contre Israël avant que ce dernier ne lance ses frappes.
Les analystes estiment que la réaction mesurée de la Russie face aux attaques américaines contre les installations nucléaires iraniennes, sans soutien militaire manifeste, pourrait décevoir Téhéran. Cela témoigne également d’une diminution de l’influence russe au Moyen-Orient. En réponse aux critiques concernant un éventuel abandon de l’Iran, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a fermement démenti ces allégations, affirmant que Moscou continuait d’apporter un soutien significatif.
Des escalades militaires entre ces deux pays ont entraîné un bilan humain sombre. Selon l’Agence France-Presse (AFP), qui rapporte mardi 24 juin que, la guerre a fait en Iran au moins 610 morts et plus de 4 700 blessés « parmi la population civile », d’après un bilan communiqué par le ministère de la Santé iranien. Côté israélien, l’agence évoque 28 morts, selon les autorités du pays.
Mulebourg



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