Enlèvement d’élèves dans une école catholique au Nigeria : la direction pointée du doigt pour imprudence face à l’insécurité
Dans la matinée de vendredi, des hommes armés ont attaqué une école catholique située au centre du Nigeria, enlevant plusieurs élèves ainsi que des membres du personnel, selon les autorités locales. Cette attaque a eu lieu alors que des établissements scolaires dans cinq régions du centre-nord du pays avaient déjà fermé leurs portes pour une durée indéterminée en raison de l’insécurité croissante.
L’incident a touché l’école St. Mary’s, implantée dans la communauté de Papiri, au sein de la zone d’administration locale d’Agwara. Abubakar Usman, secrétaire du gouvernement de l’État du Niger, a confirmé l’attaque sans fournir de chiffre précis concernant le nombre de personnes enlevées. Toutefois, la chaîne Arise TV rapporte que 52 enfants auraient été kidnappés durant cette opération.
La police de l’État du Niger a également confirmé que l’attaque s’était produite dans les premières heures de la journée. Des forces militaires et de sécurité ont été déployées immédiatement sur les lieux. Dans un communiqué, le secrétaire du gouvernement a exprimé ses regrets quant à la décision de l’école de rouvrir malgré des informations faisant état d’une menace élevée. « Malheureusement, St. Mary’s School a choisi de reprendre les cours sans en informer ni solliciter l’autorisation du gouvernement de l’État, exposant ainsi élèves et personnel à un risque évitable », a-t-il déclaré.
Cette attaque survient peu de temps après l’enlèvement de 25 lycéennes dans une école de l’État de Kebbi, au nord-ouest du pays, où un membre du personnel a également perdu la vie lors du raid.
Pour l’instant, les responsabilités concernant cette nouvelle série d’enlèvements n’ont pas été établies. Il est à noter que les kidnappings demeurent l’un des symptômes les plus préoccupants de l’insécurité au Nigeria, où opèrent à la fois des groupes criminels et des organisations extrémistes. L’enlèvement des 276 lycéennes de Chibok par Boko Haram, survenu il y a plus de dix ans, reste gravé dans les mémoires et avait suscité une mobilisation internationale.
Face à cette insécurité grandissante, le président Bola Tinubu a annulé son déplacement en Afrique du Sud pour le G20 ce week-end. Il a promis d’intensifier les efforts pour secourir les écoliers et garantir leur sécurité.
Rédaction



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