Coup d’État en Guinée Bissau, les militaires annulent les élections en cours
Un groupe d’officiers se réclamant du « Haut commandement militaire pour la restauration de l’ordre » a annoncé, mardi 25 novembre 2025, avoir pris le contrôle de la Guinée-Bissau. La déclaration, lue par le général Denis N’Canha depuis le siège de l’état-major, acte la suspension du processus électoral en cours ainsi que l’annulation des résultats des élections présidentielle et législatives. Les militaires ont également ordonné la suspension des programmes dans les médias et la fermeture des frontières, tout en appelant la population au calme.
Introuvable pendant plusieurs heures, le président sortant Umaro Sissoco Embalo a confirmé son arrestation auprès de France 24. « J’ai bien été renversé, je ne peux pas trop parler, car sinon ils vont me confisquer mon téléphone. Je suis actuellement à l’état-major », a-t-il déclaré. Plus tôt, il avait contacté Jeune Afrique pour indiquer qu’il avait été arrêté dans son bureau du palais présidentiel vers midi, heure TU.
Selon lui, plusieurs personnalités ont également été arrêtées, dont le ministre de l’Intérieur Botché Candé et les chefs militaires Biague Na Ntan et Mamadou Touré. Embalo a affirmé ne pas avoir subi de violence et a accusé le chef d’état-major de l’armée de terre d’être à l’origine du putsch.
La situation reste calme dans la capitale, selon des sources locales, avec une forte présence de la Garde présidentielle autour des axes menant au palais. Ce coup de force intervient trois jours après les élections générales du 23 novembre, dont les résultats officiels étaient attendus ce jeudi 27 novembre. Embalo et son rival Fernando Dias da Costa avaient tous deux revendiqué la victoire.
Ce nouvel épisode rappelle la crise post-électorale de 2019, marquée par une double revendication de victoire entre Embalo et Domingos Simões Pereira.
Rédaction



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