Chine : des jeunes sans emploi paient pour « faire semblant de travailler » dans de faux bureaux
Face au chômage croissant, des jeunes adultes chinois paient désormais pour passer leurs journées dans des bureaux fictifs, gérés par des entreprises spécialisées, selon la BBC. Dans un reportage publié sur ses plateformes, le média britannique explique que ce phénomène de faux patron, faux bureau prend de l’ampleur dans plusieurs grandes villes du pays, où les opportunités professionnelles se raréfient.
Shui Zhou, 30 ans, ancien entrepreneur dont l’affaire a fait faillite, débourse chaque jour 30 yuans (environ 4,20 dollars) pour travailler dans un faux bureau de Dongguan. Il affirme y trouver un semblant de routine professionnelle et un sentiment d’appartenance : « C’est comme si nous travaillions ensemble en groupe », explique-t-il.
Ces espaces, gérés par des entreprises comme Pretend To Work Company, offrent un environnement professionnel complet : ordinateurs, salles de réunion, Wi-Fi, et même salons de thé. Le tarif journalier inclut souvent des collations et le déjeuner. L’objectif est de permettre aux participants de chercher un emploi ou de développer un projet personnel tout en gardant une structure de travail.
Cette tendance s’explique par un taux de chômage des jeunes supérieur à 14 %, malgré un niveau de formation élevé. En 2025, la Chine enregistrera un nombre record de 12,22 millions de diplômés sur le marché du travail.
À Shanghai, Shenzhen, Nanjing ou encore Chengdu, ces bureaux d’un nouveau genre symbolisent une jeunesse prête à tout pour rester active dans un contexte économique incertain.
Plus de détails, retrouvez le reportage de nos confrères de la BBC.
Ben Tshokuta



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