Morts des lycéennes au Centrafrique : deuil national observé, des familles victimes inconsolables
Mercredi dernier, une catastrophe a frappé le lycée Barthélemy Boganda, à Bangui, la capitale centrafricaine, entraînant la mort d’au moins 29 élèves et blessant plus de 260 autres. En pleine épreuve du Baccalauréat, un transformateur électrique a explosé, provoquant une panique générale parmi les élèves qui se sont bousculés pour fuir. Certains n’ont pas hésité à sauter par les fenêtres dans un instinct de survie désespéré.
Face à cette tragédie, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a décrété un deuil national de trois jours, du jeudi 26 au samedi 28 juin 2025, en hommage aux victimes de cet incident. Il a appelé à l’unité et à la solidarité nationale en ces temps difficiles, tout en instruisant le gouvernement d’enquêter sur les circonstances précises de l’accident et de prendre des mesures pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise.
Alors que le pays est plongé dans le deuil, les familles des victimes vivent un véritable cauchemar. Les pleurs et la tristesse se lisent sur les visages de ceux qui ont perdu leurs proches. De nombreuses personnes se sont rendues à l’hôpital communautaire de Bangui, espérant retrouver leurs enfants ou obtenir des nouvelles de leur état.
« La police m’a appelée et m’a dit de venir rapidement à l’hôpital communautaire. Elle était dans un état critique, et nous avons dû la transférer ici. Quand vous avez un enfant, vous l’élevez avec tant d’espoir pour son avenir. Si elle meurt, ma vie ne sera plus jamais la même. Je prie pour qu’elle aille mieux», a témoigné avec émotion une mère, dont la fille fait partie des victimes.
Abel Assaye, Directeur général de l’hôpital communautaire, a déclaré que malgré leurs efforts 15 patients de cet incident sont décédés.
« Depuis hier, nous sommes sur le qui-vive. Nous avons réussi à stabiliser la situation grâce à l’arrivée des équipes de sécurité. Nous avons reçu 85 patients victimes de cet incident : 65 aux urgences, 10 en gynécologie et 10 en traumatologie. Malheureusement, nous avons enregistré 15 décès, dont des jeunes filles, deux femmes enceintes et deux garçons », a dit Abel Assaye.
Les autorités ont promis de prendre des mesures rapides pour élucider les circonstances de cette tragédie. Elles ont également appelé à la solidarité et à l’entraide en ces temps difficiles, alors que le pays pleure ses jeunes disparues.
Mulebourg



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