Revue de presse : accord de paix RDC-Rwanda, entre incertitudes et espoirs
Plusieurs médias, tant congolais qu’internationaux, se sont penchés ce jeudi 26 juin 2025 sur la signature de l’accord de paix à Washington, aux États-Unis, entre la République Démocratique du Congo et son voisin, le Rwanda, prevu ce 27 juin. Cet accord vise à établir la paix à l’est de la RDC, une région où la population endure des atrocités depuis 30 ans. Aujourd’hui encore, la résurgence du M23 continue d’occuper plusieurs localités dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Actualite.cd dans son titre, : RDC-Rwanda : l’accord de paix sera définitivement signé le 27 juin, selon le chef de la diplomatie rwandaise, rapporte que L’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda sera signé et définitivement approuvé par les ministres des Affaires étrangères des deux pays le 27 juin 2025 à Washington. Le média précise que, selon le ministre des Affaires étrangères Rwandais La rencontre à venir entre les chefs d’État, à une date encore à déterminer, « ne visera pas à entériner un accord », mais à « faire progresser la paix, la stabilité et la prospérité économique dans la région des Grands Lacs ».
De son côté, Info27.cd souligne que le président américain Donald Trump a également annoncé cette signature lors d’une conférence de presse à La Haye, la qualifiant de « grand jour pour l’Afrique ». Selon le media, Trump a mis en avant les progrès réalisés par les deux pays vers la résolution de leurs différends, consolidant ainsi une dynamique engagée depuis plusieurs mois. En effet, un premier accord politique avait été signé le 25 avril dernier sous la médiation des États-Unis, marquant le début d’un processus diplomatique soutenu par le Département d’État américain et appuyé par le Qatar, précise ce média.
Alors que la RDC et le Rwanda se préparent à cette signature, D.W.com note les inquiétudes de la société civile congolaise. Celle-ci redoute que cet accord, qui ne prévoit pas d’implication du Parlement, puisse avoir des conséquences néfastes. Des analystes soulignent que, précise ce média, les clauses de l’accord manquent de clarté sur leur mise en œuvre, ce qui pourrait aggraver les tensions si des garanties politiques ne sont pas établies.
La même source rapporte que le texte de l’accord, qui sera signé prochainement, inclut des dispositions sur le respect de l’intégrité territoriale, l’arrêt des hostilités, le désengagement et le désarmement des groupes armés non étatiques. Alors que l’Actualite.cd rappelle que ce nouveau traité, préparé lors de négociations techniques le 18 juin à Washington, formalise un engagement pour la cessation des hostilités et la mise en place d’un mécanisme conjoint de surveillance sécuritaire. Cela survient alors que plusieurs localités congolaises, notamment Goma et Bukavu, sont encore occupées par les forces du M23, soutenues selon Kinshasa par l’armée rwandaise.
Dans le cadre de ce processus, les médias congolais rapportent également une rencontre entre le président Félix-Antoine Tshisekedi et l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, l’un des médiateurs désignés par la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Africa News indique que cette réunion, qui a eu lieu le 25 juin à Kinshasa, visait à rapprocher les positions de la RDC et du Rwanda, alors que les tensions persistent dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
L’ancien président nigérian Obasanjo a déclaré à la presse que toutes les possibilités pour éviter de nouvelles confrontations militaires et violences sont explorées. Il a également salué les initiatives de paix en cours, qu’elles soient américaines ou qataries, comme le rapporte Actualite.cd.
En outre, Info27 souligne que cette rencontre intervient dans un contexte où les chefs religieux des Églises catholique et protestante, après trois mois de consultations, ont présenté au président Tshisekedi les résultats de leur travail sur un Pacte social pour la paix.
Rédaction



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