La RDC présente des avancées significatives dans la lutte contre la corruption lors d’une lonférence internationale à Vienne

Du 16 au 20 juin 2025, Vienne, en Autriche, a accueilli l’une des rencontres internationales les plus stratégiques dans le cadre de la Convention des Nations Unies contre la Corruption. Cet événement de haut niveau a rassemblé des experts du monde entier sur l’intégrité, offrant à la République Démocratique du Congo (RDC) une plateforme pour mettre en avant ses avancées significatives dans la lutte contre la corruption.

À la tête de la délégation congolaise, Madame Bénie-Laure Kamwiziku, Coordonnatrice Adjointe en charge de la Détection, de la Prévention et de l’Administration à l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption (APLC), a présenté un ensemble de mesures et d’actions mises en œuvre pour combattre ce fléau systémique. Parmi les initiatives notables, la RDC a récemment promulgué un décret portant sur le régime de déclaration du patrimoine des agents publics et de leurs familles immédiates. Cette démarche vise à renforcer la transparence et à prévenir les abus.

L’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique Professionnelle (OSCEP) a également élaboré un manuel de procédure pour faciliter cette déclaration. De plus, un projet de loi spécial anticorruption est actuellement piloté par l’APLC, visant à établir un cadre juridique solide pour lutter contre la corruption.

La Cheffe de Délégation a étalé d’autres efforts notables, tels que l’examen au parlement d’un projet de loi portant création d’un tribunal pénal économique et financier, ainsi qu’un parquet financier. Ce dispositif est essentiel pour réprimer la délinquance économique et financière en RDC. La mise en place d’une ligne bleue anticorruption, accessible au public pour signaler des actes de corruption, ainsi que l’intégration de modules éducatifs sur la prévention et la lutte contre la corruption dans le système éducatif congolais, ont également été présentées comme des mesures clés.

Lors de ces assises, la RDC a également profité de cette tribune pour dénoncer les atrocités commises à l’Est du pays. Madame Bénie-Laure Kamwiziku a évoqué les exactions perpétrées par des groupes armés soutenus par certains pays voisins, utilisant « le viol comme arme de guerre ». Elle a appelé la communauté internationale à agir pour mettre un terme à cette situation tragique qui a causé des millions de morts.

La Coordonnatrice Adjointe de l’APLC a, par ailleurs, rappelé l’engagement continu de la RDC dans sa lutte contre la corruption, ayant déjà présenté ses listes d’auto-évaluation pour les deux cycles d’examen. Une mise à jour récente a été effectuée pour le second cycle, ce qui montre la volonté du pays de renforcer son dispositif anticorruption.

Rédaction

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